Avant de vous parler de la Dream Machine, j’ai envie de vous raconter son histoire. Car cet objet n’est pas une innovation sortie de nulle part ni un gadget à la mode.

Son origine remonte au début des années 1960, à la croisée de l’art, des neurosciences et de la fascination pour les états de conscience.

Un neurophysiologiste anglais, dans les années 1950

Tout part de William Grey Walter, neurophysiologiste britannique installé à Bristol, qui étudie les ondes cérébrales. Il découvre qu’une lumière stroboscopique, projetée à certaines fréquences, influence l’activité électrique du cerveau. Ses travaux, consignés dans son livre The Living Brain, inspirent un artiste : Brion Gysin.

Walter n’est pas qu’un chercheur isolé : pionnier de l’électroencéphalographie, il est aussi connu pour avoir construit certains des premiers robots autonomes de l’histoire. Dans ses expériences sur la lumière rythmée, il observe un phénomène qu’il appelle le pilotage photique : l’activité électrique du cerveau tend à se synchroniser sur la fréquence des flashs, et certains de ses sujets décrivent des visions géométriques inhabituelles, parfois de fortes émotions, simplement en fermant les yeux face à la lumière.

Un bus, un coucher de soleil, et la naissance de la Dreamachine

Le 21 décembre 1958, Brion Gysin voyage en bus vers Marseille. Alors qu’il ferme les yeux face au soleil couchant filtré par une longue rangée d’arbres, il est saisi par une explosion de couleurs et de formes géométriques d’une intensité qu’il n’avait jamais connue. L’expérience est brève, mais elle le marque profondément.

Deux ans plus tard, il raconte cet épisode à son ami Ian Sommerville. Fasciné, celui-ci imagine un dispositif capable de reproduire ce phénomène : un cylindre percé de fentes, posé sur un tourne-disque à 78 tours par minute, avec une ampoule suspendue en son centre. En tournant, la lumière est découpée en impulsions régulières. La Dreamachine vient de naître.

Concrètement : un cylindre percé de fentes tourne sur une platine, à 78 ou 45 tours par minute, une ampoule suspendue en son centre projetant la lumière à travers les ouvertures. Les yeux fermés face à l’objet, on voit apparaître des motifs mouvants, proches de mandalas. Le rythme obtenu, entre 8 et 13 éclats par seconde, correspond à la plage des ondes alpha : celles que le cerveau produit naturellement au repos, les yeux fermés.

Un symbole de la contre-culture

Très vite, la Dream Machine dépasse le cadre de l’expérimentation scientifique. Elle devient l’un des objets emblématiques de la contre-culture des années 1960 et 1970. L’écrivain William S. Burroughs, qui cherchait un moyen de provoquer des expériences perceptives sans recourir aux substances psychédéliques, s’y intéresse parmi les premiers. Il joue d’ailleurs un rôle dans la rencontre entre ses inventeurs, Brion Gysin et Ian Sommerville. L’objet suscite ensuite la curiosité de nombreuses figures de la création, parmi lesquelles David Bowie, Brian Eno ou encore Timothy Leary.

Son influence dépasse rapidement le cercle des artistes. Des chercheurs s’intéressent à son impact culturel, notamment Raj Chandarlapaty, tandis que le réalisateur Nik Sheehan lui consacre le documentaire FLicKeR, retraçant son histoire et son héritage.

L’intérêt pour la Dream Machine ne s’est jamais complètement éteint. En 2000, une exposition itinérante organisée au Royaume-Uni par l’artiste Susan Hiller la présente comme une œuvre majeure de l’histoire de l’art liée aux états modifiés de conscience. Dix ans plus tard, le New Museum de New York lui consacre une rétrospective. Plus récemment, en 2022, une spectaculaire réinterprétation numérique est présentée au Royaume-Uni : une installation monumentale sur deux niveaux, pilotée par microcontrôleurs et accompagnée d’une création sonore du musicien Jon Hopkins. L’expérience, saluée par The Guardian pour son intensité visuelle, témoigne de la fascination que continue d’exercer cet objet plus de soixante ans après sa création.

Cette longévité est sans doute ce qui surprend le plus. Née au croisement de l’art, de la technologie et de l’exploration de la conscience, la Dream Machine continue aujourd’hui d’inspirer artistes, chercheurs et passionnés, bien loin de l’image d’un simple objet des années soixante.

Une éclipse de plusieurs décennies

Ensuite, l’idée s’endort pendant plusieurs décennies, réservée aux cercles artistiques : un simple cylindre percé, une ampoule nue et une platine ne permettent ni de régler l’intensité, ni de limiter la durée d’exposition.

Or une lumière qui clignote régulièrement comporte un vrai risque pour les personnes photosensibles : on estime qu’une crise peut être déclenchée chez environ 1 adulte sur 10 000, un risque environ deux fois plus élevé chez l’enfant. Sans garde-fous techniques, l’objet ne pouvait pas sortir du cercle restreint des artistes avertis.

⚠️ Contre-indications : l’utilisation d’un dispositif de lumière pulsée est déconseillée aux mineurs, aux femmes enceintes, ainsi qu’aux personnes ayant un antécédent personnel ou familial d’épilepsie, des troubles neurologiques ou psychiatriques sévères, une perte de connaissance inexpliquée, un traumatisme crânien, ou traversant une période de grande fatigue, de manque de sommeil ou de sevrage récent (alcool, sédatifs). En cas de doute, demandez l’avis de votre médecin avant utilisation.

Ces informations sont fournies à titre informatif et ne remplacent pas un avis médical. Céline Ramos ne saurait être tenue responsable d’une utilisation inadaptée de cet appareil ou des effets liés à son usage. Cet article est publié dans le cadre d’un partenariat avec Dream Machine Technology.

La renaissance moderne, portée par deux professionnels de l’hypnose

En 2019, Kevin Finel et Brice Battung relancent le projet : ils travaillent avec un centre de recherche en sciences cognitives, déposent un brevet et font appel au designer Alix Videlier. Une campagne Kickstarter en 2021 permet au projet de voir le jour. Le lancement commercial arrive en 2022, la même année qu’une médaille au Concours Lépine.

Voilà d’où vient l’objet dont je vais vous parler dans les prochains articles. Une intuition artistique et scientifique vieille de soixante-dix ans, portée aujourd’hui par une équipe qui en a fait un objet du quotidien.

Si vous n’avez jamais réussi à méditer, c’est peut-être simplement que vous n’aviez pas encore le bon outil entre les mains. Je vous explique comment celui-ci fonctionne concrètement dans le prochain article.

Ce qu’en disent celles et ceux qui l’ont essayée

Avis vérifiés, publiés sur Trustpilot.

Avis Trustpilot Dream Machine : La Dream machine est spectaculaire
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Cet article est publié dans le cadre d’un partenariat avec Dream Machine Technology.


Céline RAMOS

J'accompagne les personnes qui se sentent stressées, sous pression, fatiguées ou déconnectées d'elles-mêmes à retrouver un équilibre durable et un nouvel élan de vie. Ma pratique repose sur une naturopathie pragmatique, progressive et profondément personnalisée. Je m'intéresse autant au fonctionnement du système nerveux qu'à l'alimentation, au sommeil, à la digestion, à l'énergie et aux ressources propres à chacun. Pour cela, je m'appuie sur plusieurs approches complémentaires : la naturopathie de Robert Masson, la mycothérapie, l'équilibre neurochimique inspiré des travaux du Dr Eric Braverman, ainsi que le coaching polyvagal et les outils de régulation du système nerveux. Parce que chaque personne possède son histoire, son rythme et ses contraintes, je ne propose ni protocole standard ni solution miracle. Nous construisons ensemble un accompagnement cohérent, réaliste et adapté à votre situation. Mon objectif n'est pas de vous rendre dépendant d'un suivi, mais de vous transmettre les clés pour mieux comprendre votre fonctionnement, retrouver votre autonomie et renouer durablement avec votre vitalité. Une naturopathie du bon sens, au service de votre capacité d'adaptation.